Histoire de France, Politique Française

Le second Empire fut si moderne par rapport aux fâcheuses républiques aboutissant à un Président sans envergure! Par Gérard Brazon

Je vous parle d’un temps que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas, comme d’ailleurs, beaucoup de Français ne connaissent plus depuis les débuts des Républiques ayant succédé au second Empire.Napoléon III-1Quelle importance me direz-vous ? Pour comprendre, il suffirait pour les plus curieux de comparer ce que fût l’Empire de Napoléon III avec ce que devint la France sous les Républiques, avec peut-être une exception pour la période gaulliste. Il suffirait de comparer les avancées du second Empire sous différents plans, comme le législatif, l’économie, la technologie, la science, et le social !

 

Avant le second Empire, la France végétait tranquillement sous le règne d’un Roi bourgeois qui tentait d’éviter les vagues et les remous. Louis Philippe 1er n’était pas un roi qui se voulait divin ! Tout ce qu’il avait entrepris, n’avaient rien de divin d’ailleurs, et a finalement aboutit à une révolution dont les républicains avaient le secret !

La IIème République accoucha d’une souris, et les peurs et les egos de chacun ont fini par la détruire finalement.

Vint le neveu du grand Napoléon qui lui, avait une certaine idée de la France et qui, par son exil de plus de trente ans, ses différents séjours à l’étranger, ses emprisonnements en France suite à ses tentatives de renversement de la monarchie de juillet, s’était façonné un véritable programme politique économique et social !

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La France de l’époque, avant 1848, était un pays à la traîne, en retard technologiquement sur l’Angleterre et les pays allemands et surtout de la Prusse dominante ! Elle se vivait en dehors du bouillonnement social, des avancées scientifiques, comme en retrait, comme si là aussi, elle voulait se faire oublier du monde.

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Philippe Seguin dans son livre Napoléon le grand, a voulu battre en brèche celui de Napoléon le petit, de Victor Hugo qui était un pamphlet incendiaire et mensonger, sur l’homme qu’était Louis Napoléon Bonaparte !  D’autant plus, que Victor Hugo tout en étant un géant littéraire sublime, n’avait pas hélas, la même taille en politique ! Il n’avait pas vraiment l’intérêt national aux tripes ! Toute sa vie, il avait changé d’opinion, royaliste sous le 1er Empire, il devint Bonapartiste sous les Rois Louis XVIII, et Charles X, puis de nouveau royaliste, et enfin républicain ! Au fil des ans, et en fonction de ses intérêts personnels !

Quel dommage qu’il n’ait pas compris, exilé sur son île, éloigné des réalités, ce que le second Empire qu’il vomissait tant, avait apporté à la France, à son peuple, y compris le plus misérable ! Celui des ouvriers, des petits, des « sans dent », des gueux qui, clairement, avaient souffert en silence, que les républicains utilisés le plus souvent, et que l’on massacrait quand la misère, la faim les faisaient sortir dans la rue !

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Les républicains, les socialistes de cette époque ont souvent utiliser cette misère pour en faire une arme ! Le second Empire, l’Empereur Napoléon III, essaya d’apporter souvent, un soulagement par des lois sociales, et des lois favorables à la condition ouvrière et paysanne !

Un bref résumé qui, si vous êtes curieux devrait vous permettre de réaliser ce qu’était le second Empire, son rayonnement, et le respect que les autres pays d’Europe et d’ailleurs, avait pour lui !

La France d’avant l’Empire était un nain économique : Napoléon III, c’est la révolution des transports. Il initia six grandes compagnies de chemin de fer ! Construisit les gares parisiennes. La longueur des voies ferrées est multipliée par cinq. Il opéra un véritable décollage économique à tous les niveaux, même si ce fût, à la suite de l’augmentation de la dette publique qui, celle-ci n’était rien, si on la compare avec celle d’aujourd’hui. Il initia un véritable marché national inexistant en France. Il fit construire de nouveaux ports, comme celui de Saint-Nazaire. Qui s’en souvient ! Certainement pas les militants de la CGT !

Pour mémoire: En 1851, la France ne compte que 3500 kilomètres de voies ferrées (contre 10 000 en Grande-Bretagne), en 1870 elle en compte 17 000 (2000 de plus qu’en Grande-Bretagne). Le kilométrage des voies carrossables triple. Les ports sont agrandis comme à Marseille, Le Havre et Bordeaux, et de grandes compagnies de navigation se créent (Messageries maritimes, Compagnie générale transatlantique). Le réseau du télégraphe électrique s’étend de façon spectaculaire (plus de 40 000 kilomètres en 1870).(Source)

Il favorise donc les communications comme le télégraphe, et le met à la portée des villes les plus importantes ! Certes, on est loin du téléphone, d’internet d’aujourd’hui, mais dans les années 1965, le téléphone n’était pas partout!  J’imagine qu’il n’aurait pas attendu un Georges Pompidou pour le favoriser le retard certain des années 1960-70 ! Il aurait lancé des travaux d’équipements par villes et par foyers dès son apparition, et sa généralisation !

Il engagea de grands travaux dans tout le pays, la capitale est totalement réaménagée, sous la direction du baron Haussmann. A ce sujet d’ailleurs, on peut noter ironiquement, que tout ce qui a été fait dans Paris et ailleurs, serait dû uniquement au seul Baron Haussmann, et non à Napoléon III qui fût le décideur. C’est une hérésie, la preuve d’une mauvaise foi évidente des héritiers républicains ! Depuis, on ne tarit pas d’éloge sur ces travaux, mais à l’époque, les républicains affirmés que ces grands boulevards avaient été fait pour mieux fusiller le peuple aux canons ! Tant pis si cela eu un effet sur la santé des parisiens, en leur évitant les pandémies dues aux rues malsaines de l’époque ! Tant pis également si des spéculateurs en ont profité pour faire des fortunes avec les expropriations ! Hier comme aujourd’hui, pourquoi voulez que l’argent facile ne pourrisse pas les aigrefins !

Le nom de Napoléon III fut donné à la place située devant la gare du nord qu’il avait créée ! Initiée par l’action de Philippe Seguin avec l’approbation de Jacques Chirac, maire de Paris ! La plaque était très petite, elle a déjà disparu. Allez savoir pourquoi ?

La liste serait longue des avancées technologiques, des sciences, de la recherche et des grands travaux comme par exemple la percée du canal de Suez !

Sur le plan socialNapoléon III est influencé par des penseurs comme Saint-Simon, Louis Blanc ou Robert Owen. Il essaye de mettre en pratique ses idées sociales ! Dès 1851, il  interdit le travail le dimanche et les jours fériés. Une décision qui sera abrogée par la République si humaine, si sociale en 1880.  Il se préoccupa sincèrement de la condition ouvrière. En 1862, il autorise une délégation de 200 ouvriers français à partir en Angleterre pour y étudier l’organisation des syndicats anglais et, deux ans plus tard, en 1864, il autorise le droit de grève, et permet l’existence de syndicats dans les entreprises. Qui se vante dans nos syndicats actuelles de ces décisions impériales! Il organise les consultations médicales gratuites et les visites à domicile dans les grandes villes. Il favorise les premières caisses d’assurance maladie au sein de grosses entreprises du moment, sur lesquelles régnaient que « les méchants patrons » !

Certes, Germinal n’est pas loin, les fossoyeurs d’ouvriers non plus, mais on oublie que Thiers, le républicain, fit tirer sur les manifestations ouvrières, comme Clémenceau plus tard ! La République sait se trouver des excuses à ses crimes, comme au racisme qu’elle a diffusé sous la troisième république avec Jules Ferry et plus tard Léon Blum ! En 1868, il autorise les réunions publiques à condition de ne pas parler de politique ou de religion. On sait ce que valent les réunions des syndicalistes d’aujourd’hui exclusivement gauchistes, voire anti France, avec les indigénistes de SUD.

Les socialistes de l’époque dénonceront toutes ces avancées médicales et sociales, ces caisses d’assurance, comme étant du paternalisme ! Pour eux, un ouvrier malade, valait mieux qu’un ouvrier guéri grâce aux soins fournis par l’ennemi de classe sans doute !

Napoleón III

Il engagea une ambitieuse réforme de l’éducation menée par le ministre Victor Duruy de l’instruction publique, et non pas de « l’éducation nationale » (les mots ont un sens) à partir de 1863.  Il développe l’instruction primaire gratuite et obligatoire, qui ne doit rien à Jules Ferry, ainsi que des cours pour les adultes et les jeunes filles.

Il est à noter toutefois, que les idées laïques de Victor Duruy déplaisent aux catholiques et à l’Impératrice Eugénie. Napoléon III disait que sa femme était Royaliste, ses ministres Bonapartistes, et que lui seul, était socialiste ! Mais il avait une idée du socialisme lucide, tempéré, qui ne refusait pas les réalités économiques du moment ! Hélas, Victor Duruy a eu du mal obtenir les crédits pour réaliser l’intégralité des projets de Napoléon III. Rappelons ce qu’il disait aux Sénateurs, « Surtout n’ayez pas peur du peuple, il est plus conservateur que vous ».

Aux élections de 1869, le peuple prouva son attachement à l’Empire ! C’est d’ailleurs ce qui rend les républicains d’hier et d’aujourd’hui, très frileux face aux avancées réelles réalisées par l’Empire et qu’ils lui refusent encore, son apport en préférant parler de ses ministres, de ses préfets, comme si l’Empereur n’y était pour rien ! Seule, la défaite de Sedan lui est largement imputée, alors que la responsabilité n’est pas à porter par lui seul ! Loin de là !

Napoléon III, depuis l’Empire libéral avait permis à l’opposition de s’exprimer librement, d’avoir des journaux et d’être présent au parlement, il était lui et son régime, après 18 ans de règne, toujours apprécié et reconnu par les Français de cette époque. Une dernière citation : « La pauvreté ne sera plus séditieuse lorsque l’opulence ne sera plus oppressive. »

Il serait temps que cette République reconnaisse à cet homme, à Napoléon III, au second Empire, l’immense progrès économique et social que celui-ci apporta à la France en 18 ans de règne et admette qu’elle porte à travers ses élus, à leur opposition systématique de la réforme des armées, une responsabilité dans la défaite de Sedan, une guerre que Napoléon III ne voulait pas, et qu’eux voulaient par aveuglement patriote, et un orgueil mal placé !  (Source)

Gérard Brazon   

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