Islam dans le Monde

Une ode à tous les résistants contre le « politiquement correct » Par Nadia Lebrun

Un danger pour l’individu autant que pour la société ? La journaliste et écrivain Nadia Le Brun revient sur le politiquement correct qui a envahi le discours politique et médiatique, rendant impossible tout débat de fond et toute réflexion.

Pour RT France

Méfiance. Si vous ne vous affichez pas progressiste, libéral, écologiste, européiste, les petits procureurs de la bien-pensance, dans leurs réquisitoires enflammés, vous accuseront de mettre le feu aux étoupes et vous condamneront, comme jadis un hérétique, au bûcher de la novlangue.

La novlangue, cette façon doucereuse de prononcer des discours manichéens qui endoctrinent en faisant raisonner les esprits politiquement corrects par l’affect. Cette idéologie des bons sentiments a des effets néfastes pour la santé mentale, car elle empêche de réfléchir par soi-même, d’émettre son propre avis. Contagieuse, cette pathologie moralisatrice gangrène les cerveaux. Le premier à l’avoir décrite est George Orwell dans 1984 : «Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer…»

Hélas, la fiction est devenue réalité et a pris la forme d’un germe pathogène. La novlangue est un virus qui se transmet par la parole unique des donneurs de leçons, des moralisateurs. Cette infection fulgurante se propage comme une traînée de poudre. Elle parasite, avilit, affaiblit, provoquant une dégénérescence neurologique. Elle pollue aussi notre environnement.

Une novlangue stigmatisante

Cette bactérie est insidieuse. Seules les personnes qui n’en sont pas atteintes peuvent en faire le diagnostic. Attention : le seul fait d’exposer le mal, de nommer les contagieux vous expose aux attaques de la meute. Il y a pourtant un antidote simple à la toxicité des anciens soixante-huitards et des parangons de la gauche caviar, qui répètent les mêmes antiennes, alors qu’ils ont accouchés de notre société, triste et désœuvrée :

Des bobos bien campés dans la chanson de Renaud : «La nouvelle classe après les bourges et les prolos, pas loin des beaufs.»

Des militants du communautarisme clivant qui imposent envers et contre tous leurs religions.

Des opportunistes qui gouvernent façon grand bluff.

Eux et bien d’autres affluent de tous côtés pour prêcher la bonne parole dans les médias, les sphères du pouvoir, les réseaux sociaux. A l’image de Laurent Joffrin, Bernard-Henri Lévy, Marlène Schiappa, Anne Hidalgo, Caroline de Hass, Danièle Obono… La liste et longue de ceux qui font la propagande de la pensée unique et stérilisent les débats d’idées. Si vous n’abondez pas dans leur bien-pensance irréfléchie, vous êtes contre eux. Ils ne traînent pas pour vous accuser d’extrémismes, de populismes – toujours la novlangue stigmatisante.

Dans leurs dénis de réalité, ces rois de l’euphémisme servent à toutes les sauces de la soupe à l’eau tiède, pour anémier les capacités cérébrales des peuples. George Orwell ne s’était pas trompé, lorsqu’il écrivait : «A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.» D’où les attaques contre les Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, Natacha Polony ou autres résistants à cette dictature qui s’épanouit sur le terreau de l’ignorance.

A combattre les idées lobotomisantes, leur liberté d’esprit représente un danger pour les censeurs. «Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent», dixit encore Orwell. De fait ceux qui critiquent ouvertement le conformisme et la novlangue sont victimes d’une chasse aux sorcières et sont assignés au tribunal du politiquement-correct. Populistes, souverainistes, nationalistes, voire complotistes, au même titre que les terroristes, ils incarnent le mal absolu. Mais, heureusement dotés d’une solide colonne vertébrale associée à une intelligence et à une culture incontestables, ils parviennent malgré tout à faire leur place dans le débat public où ils développent les anticorps qui immunisent contre la tartufferie régnante des bénis Oui-Oui.

Ils sont réactionnaires ? N’entrons pas dans le piège de la novlangue de leurs ennemis. Ces esprits libres tentent, de mettre un coup pied dans la fourmilière de ce monde endormi et résigné. On en redemande ! Et ça fait du bien !

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Nadia Le Brun, journaliste et écrivaine française, co-auteur du livre Notre-Drame de Paris, consacré au bilan du maire de Paris Anne Hidalgo.

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